Le projet en contexte
Cenon est une commune de la rive droite de Bordeaux Métropole, traversée par les axes de tramway et les opérations de renouvellement urbain. La parcelle se situe à l'angle des rues Camille-Pelletan et Saint-Saëns, dans un tissu pavillonnaire qui marque l'écriture du projet. La commande porte sur 35 logements collectifs et 1 800 m² SDP. La contrainte est classique d'un projet d'angle en zone pavillonnaire : tenir la position d'angle sans écraser les maisons voisines, signaler sans surjouer.
Le parti pris
Le projet trouve son écriture dans la confrontation avec le contexte pavillonnaire. Le rez-de-chaussée, dédié au stationnement et aux locaux communs, est habillé d'une maille qui décolle le bâtiment du sol et le relie à la rue sans fermer la limite. Les étages supérieurs, composés de logements, sont décalés les uns par rapport aux autres pour générer un jeu de volumes. Ce décrochement produit un contraste entre plein et vide qui atténue l'impact visuel du bâtiment et le lie à son voisinage. Trois matériaux structurent la lecture : un bardage métallique blanc qui rythme la surface, un béton qui perce localement le bardage pour laisser apparaître des volumes en saillie ou en retrait, et le verre des garde-corps qui allège les terrasses. La hauteur reste basse.
Les habitants
Les 35 logements déclinent une palette de typologies du T1 au T4. Chaque logement bénéficie d'un espace extérieur généré par le jeu de volumes : terrasse en saillie, loggia en retrait, balcon filant selon la position dans le plot. La maille du rez-de-chaussée permet à l'opération de ne pas couper la rue : le regard traverse, le piéton n'a pas devant lui un front aveugle de parkings. Le décalage des étages produit aussi une diversité d'orientations : chaque appartement a son rapport propre à l'angle.
Pitch presse« 35 logements à Cenon, sur 1 800 m² SDP pour 2,2 M€ HT, à l'angle des rues Camille-Pelletan et Saint-Saëns. Ce projet de maisons individuelles groupées s'inscrit dans un tissu pavillonnaire existant : le défi était de tenir la position d'angle sans écraser les constructions voisines. L'écriture repose sur le décalage des étages — un jeu de volumes qui produit des espaces extérieurs distincts pour chaque logement et atténue la lecture de masse. Trois matériaux structurent la façade : bardage métallique blanc, béton en saillie ou en retrait, garde-corps transparents. Le rez-de-chaussée, traité en maille, maintient la perméabilité visuelle depuis la rue. »



