Hôtellerie Réhabilitation Côte landaise

Grand Hôtel de la Plage | Biscarrosse | France

Réhabilitation d'un hôtel emblématique de la côte landaise dans un contexte exceptionnel — face à l'océan, entre dune et histoire. 1 716 m², 5 M€, livré 2013.

Cliquez pour parcourir
Partis pris
Façade
Façade
Loggia
Loggia
Seuil
Seuil
Programme Hôtel + bar + restaurant
Surface 1 716 m² SDP
Coût 5 M€ HT travaux
Statut Livré 2013
Lieu Biscarrosse Landes (40)

Le contexte — Biscarrosse-Plage en 2013

Biscarrosse-Plage est, à l'orée des années 2010, l'un de ces lieux côtiers où le tourisme balnéaire populaire continue d'exister, face à la dune, au croisement des flux de saison. Le Grand Hôtel y occupe une position d'évidence — et une longue histoire qui débute par sa construction en 1912. Un manoir battu par les embruns et le vent du large.

Figure emblématique de Biscarrosse-Plage, la bâtisse a été occupée par un riche homme d'affaires qui en a fait sa résidence secondaire privée, avant de la laisser à l'abandon. Désœuvré, désuet, malgré un positionnement exceptionnel face à l'immensité de l'océan, l'édifice attendait.

L'agence est sollicitée sur ce qui est, au départ, une réhabilitation lourde. Ce qui en sort est un projet qui assume sa filiation balnéaire sans pastiche, et qui pose en 2013 les premières bases d'un vocabulaire BUPA pour la requalification du patrimoine côtier.

Le site — la dune, le sel, l'océan

Le terrain est une parcelle de front de mer, exposée à l'érosion saline et au vent dominant ouest. La dune fixe le décor ; la rue commerçante de Biscarrosse-Plage passe en façade arrière. Cette double orientation impose un projet à deux faces, sans face cachée.

Le climat océanique tendu (sel, vent, sable, humidité) interdit la légèreté décorative. La façade en maçonnerie peinte doit répondre à la sollicitation constante des éléments. Les menuiseries sont dimensionnées pour l'agression saline ; les couvrements choisis pour leur capacité à être entretenus plutôt que remplacés.

Le bâti est plus profond que large — la plus petite façade donne sur l'océan. Robuste, avec une structure d'acier et de béton inébranlable qui fait face à la sollicitation constante des éléments et qui tient tête à l'immensité de l'eau. Le bâtiment est conservé, remodelé, retravaillé. On ne lui dicte rien, on l'épouse et on l'amène.

Le programme — chambres, bar, restaurant, plage

Le programme couvre l'hôtellerie complète sur 1 716 m² SDP : chambres en étages R+1 et R+2, hall et accueil au rez-de-chaussée, bar et restaurant ouverts sur l'océan et se prolongeant vers une grande terrasse avec piscine et spa, espaces techniques en niveau bas.

La répartition n'est pas une addition de fonctions : elle est conçue comme une traversée. Un client arrive depuis la rue, traverse le hall, descend vers la plage ou monte vers sa chambre — chaque seuil est marqué, chaque transition lisible. Le bar et le restaurant ne sont pas des pièces ajoutées au lobby : ce sont des pièces autonomes qui dialoguent avec le quartier autant qu'avec l'hôtel.

La maîtrise d'ouvrage privée a accepté cette logique de traversée plutôt qu'une logique de signalétique commerciale. C'est la condition qui a rendu le projet tenable.

Le parti pris — requalification minutieuse en un établissement de standing

Chaque ouverture devient un tableau vivant. L'orientation des vues et des espaces extérieurs — bow windows, balcons — a guidé le dessin chambre par chambre. La relation à l'océan n'est pas un bénéfice passif ; elle est construite, cadrée, offerte.

Le parti principal : magnifier l'architecture existante, conserver le bâti robuste, cette structure d'acier et de béton inébranlable qui fait face à la sollicitation constante des éléments et qui tient tête à l'immensité de l'océan. On ne lui dicte rien, on l'épouse et on l'amène à évoluer. La terrasse et la piscine prolongent la vie à l'extérieur, dans la continuité naturelle d'un équipement de bord de mer.

Le bar, réalisé en corian, reprend une géométrie douce, arrondie, en rappel aux ondulations de la houle — en contraste avec cette construction ordonnée, formelle et tramée. C'est le seul geste de contraste assumé dans un projet qui, pour le reste, cherche l'harmonie avec ce que la bâtisse existante impose.

L'économie — intervenir sur l'existant

Les interventions se sont inscrites dans les trames de la construction, afin de ne pas la contraindre et de travailler sur une économie de moyen. L'analyse fine du bâtiment et de sa relation avec l'existant a conduit à orienter les travaux sur ce qui était nécessaire : réorienter vers l'océan et l'extérieur, magnifier l'existant, moderniser les équipements et le confort de l'ensemble.

Les pathologies identifiées ont guidé les choix : pas de fioriture, juste l'essentiel et la pureté. Privilégier la pérennité des matériaux — dans un contexte de forte sollicitation par les éléments, la construction se doit d'assurer la longévité qui lui a permis de tenir plus d'un siècle. On doit pouvoir maintenir, entretenir simplement.

L'enveloppe travaux a été tenue à 5 M€ HT pour 1 716 m² SDP. Cette discipline budgétaire est devenue, en interne BUPA, un argument transférable aux maîtres d'ouvrage : la générosité architecturale n'est pas un surcoût si elle est correctement priorisée.

L'usage — un lieu rendu à Biscarrosse

L'hôtel, qui avait précédemment subi des fermetures successives jusqu'à son abandon, est depuis 2013 ouvert et sans carence d'ouverture. Le bar et le restaurant sont devenus des points de référence de Biscarrosse-Plage. On rend ainsi à Biscarrosse et ses habitants un lieu emblématique à la hauteur de la ville et de ses ambitions.

Les chambres tiennent, le bâtiment perdure années après années, en accueillant autant de curieux du lieu que d'amoureux de l'océan qui viennent se ressourcer dans cet endroit d'exception. Le bâtiment continue de vivre avec le nouveau souffle que le projet lui a insufflé.

Un seul élément a fait l'objet d'ajustement : la signalétique extérieure, jugée trop discrète à l'ouverture, a été renforcée en saison 2 par l'exploitant. C'est le type de tension qui apparaît quand l'agence privilégie la sobriété et que l'usage commercial appelle plus de signal.

La fabrique — un travail d'échange avec les entreprises

L'opération a été menée en maîtrise d'œuvre par BUPA. Un travail important a dû être mené avec les entreprises : comment intervenir sur ces structures de béton qui se rapprochent de l'ossature d'un blockhaus ? Comment travailler en harmonie avec ce que la bâtisse existante guide dans les choix techniques ? Comment réaliser le bar en corian avec cette forme douce ?

La durée des études et du chantier — environ un an et demi — a permis l'attention au détail constructif que demande un programme de cette nature, et a consolidé une relation longue avec Profimob, maître d'ouvrage, relation que l'agence revendique comme condition de qualité.

L'environnement — construire avec l'existant

Construire avec l'existant, remodeler, identifier le déjà-là. C'est la conviction centrale que ce projet a permis de formaliser : le développement durable ne commence pas par la démolition. Réhabiliter, c'est aussi réduire l'empreinte de la construction en mobilisant ce qui est déjà en place.

Les abords ont été dessinés pour ne pas s'imposer au caractère naturel fragile de la dune : éléments démontables, rétractables, qui permettent l'évolution dans le temps et le retrait saisonnier. Cette légèreté de contact avec le paysage est un choix autant qu'une contrainte réglementaire.

La portée — réécrire sur l'existant

Redonner ses lettres de noblesse à un établissement emblématique de la station, que des générations de Biscarrossais ont vu traverser les décennies avec plus ou moins de difficultés, mais qui fait partie de l'histoire et du paysage — c'est ce que ce projet a accompli.

Il démontre la conviction de BUPA sur la question du déjà-là : réécrire sur l'existant pour réinventer les lieux de demain à partir de ce qui existe. Démontrer que la construction ex nihilo n'est pas une nécessité — qu'une construction ex materia peut produire un projet plus juste, plus ancré, plus durable.

Pour BUPA, cette conviction est aujourd'hui un appui dans les commandes que l'agence accepte : elle structure son approche des réhabilitations comme des actes architecturaux à part entière, et non comme des compromis ou des opérations de second rang.

Pitch presse

« Un manoir de 1912, battu par les embruns, laissé à l'abandon malgré un positionnement face à l'océan. C'est ce que le Grand Hôtel de la Plage était avant 2013. La commande : une réhabilitation lourde d'un hôtel emblématique de Biscarrosse-Plage, figure de la côte landaise depuis plus d'un siècle. Notre parti : conserver le bâti robuste, l'épouse, l'amener à évoluer — bow windows et balcons orientés vers l'eau, bar en corian aux courbes inspirées de la houle, terrasse et piscine pour prolonger la vie à l'extérieur. Depuis 2013, l'hôtel tourne sans interruption et rend à Biscarrosse et ses habitants un lieu à la hauteur de la ville et de son histoire. »

Galerie complete

Toutes les photos du projet. Les plans sont consultables ci-dessous.

Grand Hôtel de la Plage — Vue principale
Vue principale
Grand Hôtel de la Plage — Vue 2
Vue 2
Grand Hôtel de la Plage — Vue 3
Vue 3
Grand Hôtel de la Plage — Vue 4
Vue 4
Grand Hôtel de la Plage — Vue 5
Vue 5
Grand Hôtel de la Plage — Vue 6
Vue 6
Grand Hôtel de la Plage — Vue 7
Vue 7
Grand Hôtel de la Plage — Vue 8
Vue 8
Grand Hôtel de la Plage — Vue 9
Vue 9
Grand Hôtel de la Plage — Vue 10
Vue 10
Grand Hôtel de la Plage — Vue 11
Vue 11
Grand Hôtel de la Plage — Vue 12
Vue 12
Grand Hôtel de la Plage — Vue 13
Vue 13
Grand Hôtel de la Plage — Vue 14
Vue 14
Grand Hôtel de la Plage — Vue 15
Vue 15
Grand Hôtel de la Plage — Vue 16
Vue 16
Grand Hôtel de la Plage — Vue 17
Vue 17
Grand Hôtel de la Plage — Vue 18
Vue 18
Grand Hôtel de la Plage — Vue 19
Vue 19

Plans et façades

Plans, coupes et façades. Cliquez pour agrandir.

R+1 — Grand Hôtel de la Plage

Plan

R+1

R+2 — Grand Hôtel de la Plage

Plan

R+2

Rez-de-chaussée — Grand Hôtel de la Plage

Plan

Rez-de-chaussée

Vous portez un projet ?

BUPA traite le logement, les bureaux, l'équipement public, la santé, la restauration et le commerce avec la même discipline d'équipement public. Premier échange en visio ou à l'agence Bordeaux, sans engagement.

  Retour aux projets